La Critique de Ciné de Bernard-Henri Faivite.

Publié le par RaphLaRage&GrosseMerde

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Very Bad Trip 2, doit-on crier au chef d'oeuvre?

 

Faites un triomphe à Bernard Henri Faivite. Notre critique de cinéma populaire / philosophe. Celui qui a le pouvoir de voir une réflection philosophique dans la moindre scéne de merde issue de la plus grosse des daubes proposées par nos multiplexes adorés. Faites un acceuil chaleureux à BHF! A toi mon grand!

 

The Hangover, le titre orginal de la saga désormais cuculte, c'était cool. Admettez le, on s'attendait tous à une bonne daube, et finalement, on s'est quand même bien fendu les côtes. Dans le deux c'est pareil.


Le plan du film est strictement le même. Le beauf qui fait semblant de s'y connaître un peu en cinéma parce qu'il a vu un Lars Von Trier à la fac va trouver cela "abusé", "bâclé", "franchement décevant". Non mais attends bonhomme, tu t'attendais quand même pas à voir l'Empire contre attaque là??! Effectivement, on retrouve, scène par scène, la structure du premier opus. Et alors? Docteur House aussi, Columbo également. On regarde ces merdes parce que, justement, cela ne nous surprend pas. Si tu veux être surpris regarde des films où on apprend à la fin que le héros est schyzophrène, ou que tout le casting est mort depuis le début, espèce de vieux pd va.

 
Putain mais crotte, cela va bien plus loin que ça. Pourquoi diable a t on besoin de tant de suprises et de twists pour qu'un film soit bon? Ils m'avaient fait marrer en faisant niquer le héros avec une pute la première fois, là ils me font marrer en remplaçant la pute par un travelo de Bangkok. What else? Un singe mignon, ok c'est facile, mais putain il est vraiment cutie et drôle. Arrêtons de renier notre faible nature parce qu'on a lu deux livres de Houellebecq. Merde, il y en a marre de ce snobisme intellectuel. De cette recherche permanante de changement.

 
Le monde change. Tellement vite que l'on n'est plus capable de suivre. Mon copain Dsk était l'espoir des français, maintenant il risque de se faire sodomiser pendant 75 dans une prison américaine pour avoir malencontreusement essayé de violer une boniche. The Hangover est la solution à ce monde en perpetuel mouvement, une multitude de galères funs dont on sait à l'avance qu'elles vont arriver, dans quel ordre, et comment nous allons les résoudre. Parce que, sans révéler quoi que ce soit, le dénouement est lui aussi exactement le même que dans la première partie de l'oeuvre.

 
The Hangover, plus qu'un pop corn movie, un essai philosophique sur un monde en parfait équilibre. A l'instar des personnages, prenons tous un instant où nous réfléchirons sur ce que nous avons fait la veille. Ce n'est pas jojo, maintenant il va falloir tout arranger!

 
Allez j'attends le troisième opus avec un grande impatience, un énième voyage dans une autre ville de putes (probablement Amsterdam ou le Vatican) qui nous fera oublier les abus de Strauss Kahn sur son gardien de prison, ou le piètre mandat de Marine LePen qui s'emmêle les pinceaux après sa récente élection. Croyez-moi cela vaudra mieux d'aller voir le film. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

 

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Ne vaut pas plus que son téléchargement illégal, à éviter en salles donc. Sourires garantis pouvant évoluer en rire selon la puissance de l'apéro. 6/10 sobre. 8/10 bourré. 10/10 quand t'es philosophe.

 

Propos retranscrits par Raph laRage pour jetenculetherese.com.  

Publié dans Culture

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