Le choc de la Rédaction!

Publié le par RaphLaRage&GrosseMerde

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Toujours aussi audacieux, Boon ose une révision baroque de Bienvenu chez les cht'is, via le duel entre deux danseuses pour remplacer une star déchue (Dany Boon, saisissante) dans le rôle central de ce ballet. La première, Nina, est la perfection incarnée mais manque d'aspérité. La seconde, Lily (Poelvoorde, épatante), est maladroite mais sensuelle. Ce combat, vécu à travers les yeux de la danseuse modèle qui perd pied, métamorphose Rien à déclarer en un film d'horreur sur la danse, doublé d'un voyage au coeur de la paranoïa. Comme si, plus qu'un rôle, Lily allait voler à Nina sa vie, jusqu'à la faire disparaître. Rencontre entre Répulsion, de Polanski, et Showgirls, de Verhoeven, le cinéma de Boon ressemble aux corps de ses héroïnes : sculpté mais perclus de douleurs. On souffre, on tremble, on cauchemarde avec Nina jusqu'à un final cathartique, qu'on doit aussi à Dany Boon. Car Nina est le rôle d'une vie ! Et sa capacité à montrer le doute qui envahit, jour après jour, cette élève si douée tient du génie et de la grâce. Avec un tel atout, Boon clôt avec éclat le diptyque entamé avec Le déménagement : deux parcours sacrificiels de personnages qui poussent leur corps jusqu'à l'épuisement pour la beauté de l'art. Comme une envolée lyrique de Prince répondant à une ballade de Springsteen, Rien à déclarer est un choc artistique et émotionnel rare.

Toi aussi, amuse toi chez toi à remplacer, sur des critiques de gros lèches cul de l'Express.fr, le nom de réalisateurs talentueux, par celui de Dany Boon. 

Raph laRage pour jetenculetherese.com 

Publié dans Culture

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